Coliving et résidences hybrides : un renouveau du modèle hérité ?
Face à l’insuffisance quantitative et la pression sur les prix, de nouveaux modèles d’habitat essaiment sur les territoires universitaires et technopolitains. Parmi eux, le coliving s’impose comme une tendance forte. Selon une étude de CBRE (2022), l’offre de coliving en France est passée de moins de 1 000 lits en 2018 à près de 9 000 en 2023 et vise les 30 000 fin 2025 — une croissance exponentielle sous l’impulsion du privé.
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Qu’est-ce que le coliving ?
Il s’agit d’une forme d’habitat partagé, combinant espaces privatifs (chambres, studios), grands espaces collectifs (cuisine, salons, coworking) et services à la carte (ménage, animations, wifi inclus). Plusieurs programmes voient le jour dans la technopole, à proximité des campus ou des pôles de recherche, destinés aussi bien à des alternants qu’à de jeunes actifs.
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Bénéfices et limites
- Réponse au besoin de flexibilité : baux courts, tout compris, sans nécessité de garants.
- Accès facilité au tissu local : événements, ateliers, réseau professionnel.
- Prix encore élevé par rapport aux capacités financières des étudiants les moins favorisés.
Les résidences hybrides (par exemple « Campus Central », à Biot ; ou « Yuman Village ») tentent de conjuguer qualité architecturale, modularité et insertion paysagère, s’inscrivant dans des démarches de labellisation environnementale (HQE, Bâtiment Durable Méditerranéen).