Compatibilité obligatoire : que se passe-t-il en cas de conflit ?
D’un point de vue juridique, la notion de « compatibilité » signifie que le PLU (ou PLUi) ne doit pas contrarier les grands principes du SCOT. En cas de divergence manifeste (par exemple, ouverture à l’urbanisation d’une zone que le SCOT protège), la préfecture ou toute personne morale peut intenter un recours devant le tribunal administratif : le PLU concerné peut alors être annulé, totalement ou partiellement. Depuis la loi ENE (2010), l’État joue un rôle de « vigie » pour s’assurer du respect de cette compatibilité.
Cette prééminence du SCOT préserve le territoire d’initiatives individuelles qui iraient contre l’intérêt général ou l’équilibre à long terme. Ainsi, les enjeux d’aujourd’hui — comme la limitation de l’artificialisation des sols, la cohérence des réseaux de transport ou la lutte contre la fragmentation urbaine — se voient garantis par une instance supérieure capable d’arbitrer les grands axes de l’aménagement local.