Un développement urbain maîtrisé : éviter l’étalement, renforcer les centralités
Historiquement, le territoire de la CASA a vu sa population croître de manière exponentielle sous l’effet de la création de la technopole Sophia Antipolis dans les années 1970, mais aussi d’une attractivité touristique forte sur la bande littorale. Le défi, aujourd’hui, est de limiter la consommation d’espaces naturels, agricoles et forestiers (ENAF), conformément aux objectifs nationaux issus notamment de la loi Climat et Résilience (2021).
Le SCOT met en place des principes structurants :
- Densifier les zones déjà urbanisées : privilégier le renouvellement urbain, la réhabilitation et la construction sur des friches afin d’éviter le grignotage des espaces naturels.
- Renforcer les centralités : la stratégie territoriale favorise l’essor de pôles urbains tels qu’Antibes, Valbonne ou Biot, en y concentrant équipements, commerces, logements et services, tout en maintenant la vitalité des villages périphériques.
- Protéger les espaces remarquables : l’urbanisation est strictement encadrée dans les zones identifiées à forts enjeux naturels ou agricoles, comme le Parc naturel de la Valmasque ou les terres agricoles autour de Châteauneuf-Grasse.
Seule 15 % de la CASA est urbanisée, le reste étant composé en majorité d’espaces naturels ou agricoles (source : Carte du SCOT CASA). C’est pourquoi le SCOT impose une consommation frugale du foncier, de l’ordre de 60 hectares par an maximum, avec un objectif de réduction progressive.