Pourquoi le SCOT peut-il conduire au refus d’un projet ?
Préserver la cohérence du territoire
L’un des rôles centraux du SCOT est de garantir une cohérence spatiale et temporelle du développement du territoire. Sans cette cohésion, on risquerait une multiplication de projets isolés, source d’infrastructures surdimensionnées, de déplacements inefficaces et d’étalements urbains coûteux. À Sophia Antipolis, où la tension foncière est forte, il est vital de sauvegarder cette cohérence pour maintenir la qualité de vie, maîtriser les flux et éviter le mitage du paysage.
Lutter contre l’artificialisation des sols
La loi “Climat et résilience” de 2021 a imposé la lutte contre l’artificialisation des sols comme priorité nationale. Le SCOT formalise des objectifs chiffrés et des périmètres à préserver. Accepter un projet en contradiction, c’est ouvrir la voie à une urbanisation anarchique et à une dégradation irréversible des espaces naturels et agricoles (= enjeux forts à Sophia Antipolis, à la frontière du Parc naturel régional des Préalpes d’Azur).
Maîtriser les infrastructures et les mobilités
Accueillir de nouveaux projets sans tenir compte des capacités des réseaux (routes, transports collectifs, assainissement…) mène à la saturation, à des nuisances et à un surcoût pour la collectivité. Le SCOT permet d’anticiper et de maîtriser la densification, en orientant les projets là où les infrastructures existent et sont adaptées.
Garantir l’équité territoriale et l’intérêt général
La non-conformité au SCOT, c’est souvent privilégier un intérêt privé au détriment du collectif : autoriser un lotissement sur une zone de silence prévue dans le SCOT, ou favoriser la spéculation foncière au profit d’acteurs particuliers, menace l’équilibre du territoire. D’où l’importance pour les élus et les services instructeurs de refuser tout projet qui nuirait à la vision d’ensemble, élaborée de façon démocratique et concertée.